En France, le débat public est un des moyens dont dispose le citoyen pour s’exprimer et contribuer à la mise en œuvre des grands projets d'aménagement ou d'infrastructure.
La loi BARNIER du 2 février 1995, relative à la protection de l’environnement, est à l’origine de cette participation du public aux débats qui engagent tous les acteurs de la société.
Qu’il se décline en Grenelle ou en assises, qu’il soit porté par des commissions ou des conseils, le débat public marque une volonté d’associer les citoyens aux décisions publiques et le souhait d’édifier une culture commune.
Si cette démarche de dialogue peut être porteuse, elle a néanmoins des limites. La légitimité des acteurs à s’exprimer sur tel ou tel sujet peut être remise en cause et l’émotion dégagée par les enjeux suscités peut rapidement prendre le pas sur l’objectif premier : la co-construction et l’évaluation partagée.
C’est la raison pour laquelle nous nous attacherons à exposer, au cours des prochaines semaines, l’ensemble des démarches mises en œuvre par l’Etat pour lancer un débat public. Nous attendons vos réactions et remarques de manière à ce que nous « co-construisions » les règles d’application du débat public. D’après vous, quelles sont les mesures qui pourraient être prises pour améliorer le dialogue ?


Il me semble que quelques préceptes de bon sens peuvent être suivis:
- interdire l'accès aux personnes trop émotives qui risquent effectivement de dénaturer le débat;
- choisir prioritairement des personnes à la carrure imposante plus à même de porter longtemps des projets lourds;
- sélectionner des participants intègres et incorruptibles qui s'investissent pour faire avancer le débat public et qui ne visent pas une rétribution de leur action à plus ou moins long terme.
Cordialement,
Sinon j'adore la charte graphique de ce blog aux couleurs très républicaines
Rédigé par : Alexis Meunier | 08 octobre 2008 à 17:14
Il semblerait effectivement que les pouvoirs publics aillent de plus en plus vers une démarche de concertation, notamment avec la société civile.
Ainsi l'on constate l'existence de la Commission nationale du débat public, ou encore la méthode de concertation employée par le Grenelle de l'environnement qui incluait la participation de toutes les strates de la société, ou enfin les démarches sur internet.
Ainsi l'on sent une demande de la part de la sphère publique, une prise en considération des citoyens et de ce qu'ils ont à dire, ce qui est une bonne chose.
Pour autant, les citoyens ne sont pas toujours informés des modes de dialogues existants.
Qu'est-ce l'Etat attend réellement du citoyen, comment, sous quelle forme?
Voilà peut-être un préalable nécessaire. Une information plus claire, précise, peut-être à plus grande échelle qui permette aux plus réservés de se lancer.
Rédigé par : luliloa | 08 octobre 2008 à 18:56
Qu'est ce que l'état attend du citoyen?
A priori qu'il paye ses impôts sans broncher...
Rédigé par : Jean Foutrat | 09 octobre 2008 à 10:02
Je crois avoir été mal compris...
Qu'est-ce que l'Etat attend du citoyen dans le cadre d'une démarche de débat public pour aider, appuyer la décision publique.
En réalité, dans quelle mesure peut-il être utile aux pouvoirs publics dans la prise de décision?
Que l'Etat n'attende du citoyen que de payer des impôts est, semble-t-il un peu réducteur.
Rédigé par : luliloa | 09 octobre 2008 à 18:05