C'est bien connu, la
langue de bois est l'apanage des hommes politiques. Depuis l'Antiquité, on
examine ces tournures rhétoriques et autres figures de style qui séduisent l'auditoire
et permettent aux rhéteurs de justifier leurs choix. Un art. Seulement voilà, la
politique n'est pas contemplative et si les citoyens se réconfortent un temps
de belles paroles, il vient toujours un moment où il faut privilégier l'action.
Déjà durant les
élections présidentielles de 2007, on pouvait percevoir cette volonté de
transparence plébiscitée par l'ensemble des citoyens. Une aspiration générale à
plus d'éthique, plus de clarté, plus de concret. La tendance continue de s'accroître, une crise économique et financière d'envergure mondiale nous ancrant plus encore
dans la réalité.
Un article du Figaro
révélait il y a quelque temps la liste des mots les plus tapés dans le moteur
de recherche Google: "subprime", "chômage technique", "bourse",
"banque en ligne", "plan social", "épargne", "crédit"...
autant de substantifs qui révèlent l'inquiétude et l'intérêt des citoyens pour l'actualité
économique.
Quels sont donc les
mots que l’on retrouve dans les journaux depuis deux mois?
"Crise", "inflation",
"déflation", "plan de soutien"…
Pour pallier l’inquiétude
générale, on a créé des pendants à ces mots: "régulation", "économie
réelle", "chômage partiel", "innovation", "croissance
verte", nouvelles expressions qui expriment toutes un élan positif mais qu’en
est-il du sens des mots ?
Dans une interview
du Parisien éditée le 12 novembre dernier, François FILLON expliquait "Il
est important d'utiliser les mots qui correspondent aux réalités",
trouvez-vous que ces nouveaux mots à la mode et nouvelles expressions vous
donnent une vision plus précise, plus claire de l’actualité ? Pouvez-vous définir concrètement le sens de ces mots?


Commentaires