Le
lobbying a encore mauvaise presse. Les reproches les plus fréquents visent des
pratiques opaques, corruptives, qui s’apparenteraient directement à des
pressions abusives ou à un trafic d’influence, exercées à l‘encontre des pouvoirs
publics.
Nicolas
SARKOZY a lui-même récemment critiqué l’action des lobbies dans le cadre de
l’examen du PJ Hôpital à l’Assemblée national.
Comment
en finir avec de telles critiques ?
L’amélioration
de la lisibilité et la clarification du lobbying semble nécessaires pour
dissiper la méfiance, de même que le renforcement de certaines règles et normes
minimales communes qui établiraient un cadre plus structuré pour le lobbying,
contribuant ainsi pleinement à l’approche de bonne gouvernance.
Mais
quelles voies seraient appropriées pour l’exercice légitime de la
représentation de la diversité des intérêts et opinion, dans le cadre d’un
dialogue ouvert et transparent avec les pouvoirs publics ?
Ne
pourrait-on synthétiser les exigences portées à l’égard du lobbying dans la
notion de « lobbying responsable » ? (cette formule pouvant
conjuguer en elle à la fois les concepts de transparence, d’éthique, de respect
et appui de l’intérêt général, de pratiques citoyennes, …). Le principe de
responsabilité ne pourrait-il constituer
une piste de réflexion riche ? Ne pourrait-il être opposé aux
lobbyistes, de façon efficace du point de vue de l’assurance de leur
légitimité ?
Mais
alors, comment garantir la réalité du caractère responsable des pratiques
énoncées ? Comment la mesurer ?
Soutenant
l’impératif de transparence et plus largement de responsabilité dans la
pratique du lobbying, SEANCE PUBLIQUE a fait le choix, en 2007, d’engager une
démarche de Responsabilité Sociale d’Entreprise (RSE) et de se soumettre à une
démarche de certification, confiant l’évaluation de ses pratiques à un
organisme extérieur et indépendant. (Qualité France
Association, après un audit conduit par la société Vigeo, a attribué à SEANCE
PUBLIQUE le témoin LUCIE)
Si SEANCE PUBLIQUE a bien entendu apprécié la RSE
Car le
lobbying avec l’appui de RSE peut réellement gagner en professionnalisation.
Et, plus,
cette démarche constitue un moyen de donner l’assurance de l’éthique de ses
pratiques.
De cette
manière, il peut retourner le risque d’image négative et de défiance en
avantage, en gagnant un certain capital de confiance.
Pensez-vous que le lobbying puisse
tirer des opportunités de cette approche de RSE ?
Mais aussi, quel principe de
responsabilité pourrait être opposé au lobbying ?
Pensez-vous que le principe de
responsabilité pourrait / devrait être opposé à la profession et à son
exercice ?
Que pensez-vous de cette logique de
responsabilité sociale comme voie de professionnalisation, voire de
réglementation du lobbying ?
Guillemette de DURFORT


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