Les dernières rencontres internationales illustrent une certaine évolution qui semble toucher les liens entre l’Etat et le système économique global.
Les débats et enjeux des derniers événements
et rencontres internationales donnent de fait l’occasion de comprendre les
évolutions actuelles en termes de gouvernance et d’apprécier un
approfondissement des relations public-privé.
Cet impératif de renouveau a guidé les débats du Forum de Davos de 2010 qui a manifesté un certain consensus autour d’une une redéfinition claire des règles du jeu économique et financier (encadrement plus ferme des banques, redéfinition du système monétaire, élaboration de nouvelles normes comptables sur la base d’une plus forte harmonisation, etc.) sur la base d’une logique résolument collective et d’engagements partagés.
Tirer le bilan du
sommet de Copenhague, c’est faire le constat d’un consensus établi sur les
objectifs à long terme, les soutiens financiers et techniques ainsi que sur la
transparence entre les parties concernées, résultat d’un travail collectif d’un
grand nombre de nations et témoignage d’une prise de conscience globale.
En outre, à
Copenhague, en marge des négociations politiques, les représentants du monde
économique se sont retrouvés pour le « Business Day, » une rencontre parallèle
dont le but était de définir le rôle des milieux d'affaires contre la lutte du
réchauffement climatique. En désirant étudier, partager et projeter leur vision
et leur engagement à mettre en œuvre des solutions contre les changements
climatiques, les responsables d'entreprise ont donné le signe fort de leur
conscience de la responsabilité des acteurs économiques, mais aussi leur
conscience de l’importance de l’insertion des entreprises dans ce type d’enjeu
sociétal. S’étant attachées à affirmer leur soutien à un accord sur le climat
et à offrir leurs services et leurs technologies pour contribuer à atteindre
les objectifs définis, ils se sont finalement rassemblés pour nourrir les
échanges des politiques, donnant
Avec une tendance de régulation accrue,
l’entreprise de demain ne pourra plus guère s’abstraire de ses responsabilités
à l’égard de l’extérieur.
Il s’agit dès lors pour elle d’assumer une
telle identité, dont la réalisation passe par un dialogue renforcé avec ses
parties prenantes et la société dans son ensemble, et y compris les pouvoirs
publics.


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